Mon Oncle d’ Angleterre

John H. a 70 ans environ. Il était le meilleur ami de mon père, et il est un peu mon oncle. Il a été diagnostiqué schizophrène et paranoïaque à l’âge de 20 ans. Il a passé sa vie à aider les malades psychiatriques dans un hôpital de jour lorsqu’il était en forme, et à y séjourner lui-même lorsqu’il était en crise. Aujourd’hui, il vit comme un loup solitaire, accompagné depuis quelques années par une Chinoise, échouée là par hasard, et avec qui il partage un peu d’humanité. C’est pourtant un homme érudit, qui courait, lorsqu’il était valide, les galeries d’art de Londres, où il vit. Il dit avoir détruit son ego pour accéder à un niveau supérieur de conscience. Elle a contracté un ME syndrom. John et Jessica me font penser à des anges déchus. Mais déchus de quel paradis ?

“My uncle from England” takes place in John’s room. He was my father’s best friend. My father died 13 years ago, and John keeps talking to him every day. He has been suffering from schizophrenia and paranoia for over 40 years. He is about 70. But he pretends not to be mad: according to him, he has destroyed his ego in order to find a way to Nirvana. In a way, he succeeded. Things of reality don’t matter any longer now, except what concerns art and philosophy. He has been sheltering a Chinese woman for over 10 years, a painter, who gives him love in return. She has always been very gloomy, and is now suffering from a ME syndrom. Their den is very dirty. They both seem to have fallen down from Paradise. But is our society really a Paradise?

DIAPORAMA